dimanche 11 juin 2017

La défense des pitbulls, une cabale de propagande et d'intimidation


Charles Danten

T
ous les chiens sont des mordeurs potentiels, mais certains comme le pitbull sont beaucoup plus dangereux que les autres. A-t-on raison de les interdire ? Sans aucun doute. Ne pas le faire serait criminel. La loi anti-pitbull réglera-t-elle le problème des chiens mordeurs ? Non, évidemment ; il va même continuer à s'aggraver tant et aussi longtemps que les problèmes de fond ne seront pas réglés.

Me GOLDWATER EN EXERCICE DE DÉSINFORMATION

Les faits


Depuis au moins les quarante dernières années les études épidémiologiques sérieuses sont unanimes : en Amérique du Nord, la majorité des morsures de chiens nécessitant une hospitalisation ou entraînant le décès sont infligées par des chiens de type pitbull (1)(2)(3)(4)(5)(6)(7)(8)(9)(10).

Voici les conclusions de deux de ces études qui vont toutes dans le même sens :

John K. Bini et ses collègues chirurgiens, par exemple, les auteurs de l'étude, Mortality, mauling, and maiming by vicious dogs (Mortalités, attaques et mutilations par les chiens méchants), publiée en 2011 dans, Annals of surgery, constatent que « les attaques de pitbull sont associées à un taux de morbidité, des frais d'hospitalisation et un risque de mortalité plus élevés que les attaques de toute autre race de chiens » (11).

Les chirurgiens, Michael S. Golinko, Brian Arslanian et Joseph K. Williams, les auteurs de la plus récente de ces études, réalisées en octobre 2016 et publiée dans, Clinical Pediatrics, écrivent ceci en guise de conclusion : « Les morsures de pitbull étaient impliquées dans la moitié des chirurgies que nous avons pratiquées. Les pitbulls sont 2,5 fois plus susceptibles d'infliger des morsures multiples que les autres chiens » (12).

Qu'est-ce qu'un pitbull ?


Le vocable « pitbull » est un terme générique pour un grand nombre de chiens bâtards créés par les marines américains pendant la Seconde Guerre mondiale en croisant les races suivantes dans des proportions variables :

1) Les terriers et leurs dérivés les bull-terriers.
Jusqu'au 19e siècle, ces tueurs nés, sélectionnés pendant des centaines de générations pour leur agressivité et leur hargne servaient à harceler (bait) des animaux d'espèces différentes laissés en liberté dans une arène ou attachés à un poteau. Les Anglais de tous les milieux, y compris « les dames d'un certain rang, à l'exemple des dames romaines », étaient particulièrement friands de ces spectacles d'une cruauté inouïe où l'on éprouvait un plaisir fou à voir des chiens déchiqueter en lambeaux des taureaux, des singes, des mulets, des chèvres ou des blaireaux.

2) Les chiens molosses comme le dogue allemand.
La réputation des molossoïdes n'a rien à envier à celle des terriers. Ces colosses d'une puissance surnaturelle servaient autrefois à mener le bétail et à garder les boutiques des bouchers. Dans le milieu de la boucherie, on les utilisait par ailleurs dans les combats de chiens, une activité de loisir fort populaire qui attirait avant leur interdiction au 19e siècle une foule nombreuse venue se rincer l'œil à voir couler le sang (13).

Le pitbull est donc a priori un chien de combat moderne issu de croisements entre des races extrêmement agressives qui furent sélectionnées pendant des centaines de générations pour leur combativité extraordinaire (gameness).



Ces chiens qualifiés d'« autistes » par leurs détracteurs sont en effet courageux et très résistant à la douleur au point de pouvoir continuer à se battre sur les moignons de leurs pattes cassées ou avec plusieurs balles de fusil dans le corps. Leur puissance musculaire, leur instinct de prédateur surdéveloppé, leur seuil de douleur élevé et leur impulsivité combinés à la puissance phénoménale de leur mâchoire causent des blessures d'une extrême gravité.


B. Michel, M. Tassin, N. Stroumza, G, Couly (2012).
 Traumatologie faciale pédiatrique. EMC. 
Pédiatrie infectieuse 7(2).

Au Canada et aux États-Unis, les seuls pitbulls de race pure, c'est-à-dire dont les caractéristiques physiques et mentales (le phénotype) sont homogènes et stables (fixés dans les gènes et reproductibles de génération en génération) sont le terrier pitbull américain, le bull-terrier Staffordshire et son dérivé, le terrier Staffordshire américain, appelé « amstaf » dans le jargon des banlieues françaises. Tous les autres sont des chiens bâtards.

Même s'ils ne sont pas tous exactement identiques en apparence, les pitbulls sont néanmoins typés et facilement reconnaissables au faciès. « Des États-Unis à l’Ontario, les tribunaux s’étant penchés sur la question ont conclu que l’identification visuelle de ces chiens se trouve à la portée des gens “d’intelligence ordinaire” », écrit la journaliste de La Presse, Marie-Claude Malboeuf, dans un article mémorable intitulé : Pitbulls. De quel côté penche la science (14) ?

Comme le dit le professeur, Barry Pless de l'Université McGill, un épidémiologiste de réputation mondiale consultée par Mme Malboeuf : « s'il ressemble à un pitbull, s'il se comporte comme un pitbull et si les gens reconnaissent en lui un pitbull, ça suffit pour dire qu'on a affaire à un pitbull » (15). Une affirmation étayée par une étude américaine réalisée en 2013 par la Dre Emiley Weiss dans un refuge de la Société humanitaire de Richmond. Les employés dans cette étude ont en effet correctement identifié, dans 96 % des cas, les chiens de type pitbull qu'on leur présentait dans le cadre de leur fonction (16).

L'inné versus l'acquis

Ces rambos d’une férocité fulgurante sont plus dangereux que les autres chiens à cause de leur propension d'origine génétique à attaquer, à s'acharner et à se battre jusqu'au dernier souffle si nécessaire. Et cette propension agonistique d’origine génétique n’est pas due à la dédomestication ou à l’ensauvagement. Les chiens de combat de ce type, tout comme les taureaux de la corrida, sont des animaux élaborés par l’homme strictement à cette fin. Une fois qu’un animal est domestiqué, c’est-à-dire rendu suffisamment docile pour être manipulé sans danger, l’action domesticatoire peut en effet s’exercer dans les deux sens opposés, soit vers davantage de docilité soit vers l’agressivité (17).

L'inné joue donc un rôle important dans l'agressivité et l'intelligence, même si l'acquis y fait également pour beaucoup (18). Tous les chiens ne sont pas nés égaux et tous les chiens ne se valent pas en docilité et en intelligence. L'adage favori des propitbulls (19)(20)(21), un copié-collé de la théorie du bon sauvage de Jean Jacques Rousseau, « il n'y a pas de mauvais chiens, mais seulement de mauvais maîtres » est archi faux. Tous les vétérinaires dignes de ce nom le savent (22).

JEAN JACQUES ROUSSEAU

Il est surprenant par conséquent d'entendre « l'avocate pitbull », Anne-Marie Goldwater, proférer les propos suivants : « On utilise des mots péjoratifs pour identifier un certain sous-groupe de chiens qui ne forme pas une race. Tout comme les Noirs, les Latinos, les Arabes... ce ne sont pas des races. « Il n'y a qu'une race, c'est la race des êtres humains. Il n'y a qu'une race, ça s'appelle des chiens : canis lupus familiaris. […]. Le bannissement de races particulières ne fonctionne pas. Vous allez donner un faux sentiment de sécurité. (23) »

Or, le chien est une sous-espèce domestiquée du loup, elle-même divisée en plus de 450 races ou variantes, facilement identifiables entre eux et qui produisent des rejetons parfaitement conformes à la typologie des géniteurs. En d'autres mots, un couple de pitbull enregistré comme le terrier staffordshire américain, l'une des trois races de pitbull reconnues par le Club canin canadien et américain, sont incapables génétiquement de produire une portée de caniches. Et l’homme est aussi une espèce divisée en races comme les Blancs, les Latinos, les Arabes, les Asiatiques, les Juifs et les Noirs. Ainsi, un accouplement naturel entre des Noirs de souche ne produira jamais des enfants blancs aux cheveux blonds et aux yeux bleus. La race est une réalité étayée scientifiquement par de nombreux scientifiques comme Steven Pinker de l’Université Harvard (24)(25)(26)(27)(28). Pourquoi ce déni de la réalité biologique ?

Enfin, Mme Goldwater tombe dans la désinformation en prétendant sans citer ses sources que le bannissement des pitbulls ne fonctionne pas. Les épidémiologistes, Malathi Raghavan, Patricia J. Martens, Dan Chateau et Charles Burchill ont pourtant montré qu'au Manitoba, les lois visant les races particulières (LRP) ont eu un impact significatif sur l'incidence des hospitalisations dues aux morsures de chiens (29). C'est aussi vrai pour la ville de Toronto où les résultats du bannissement des pitbulls en 2005 sont aujourd'hui excellents (30). En Catalogne aussi, les LRP ont porté des fruits (31). Ce n'est pas pour rien que les pitbulls sont interdits dans plus de 40 pays, en totalité ou partiellement, dans toutes les bases militaires américaines de même que dans 700 localités étatsuniennes. Les LRP fonctionnent partout où elles sont correctement appliquées sur le terrain (32).


Est-ce que tous les pitbulls sont dangereux ?

Non bien sûr, mais il n'est pas facile de faire la part des choses... avant le fait accompli. Les attaques de pitbull peuvent par définition être imprévisibles, c’est-à-dire sans motif apparent et sans signes annonciateurs. Et c’est surtout cela le problème, car il n’existe aucun test pouvant détecter une attaque future. Le chien le plus docile en apparence peut se transformer sans avertissement en un véritable monstre. Dans cet état second, ces Jekyll devenus Hyde sont par ailleurs insensibles aux signaux d’apaisement provenant du maître.

Les plus dangereux sont ceux qui sont sélectionnés pour leur agressivité et dressés pour attaquer et mordre. Même si les combats de chiens sont aujourd'hui interdits, ils existent toujours clandestinement, notamment dans les quartiers difficiles où la criminalité règne en roi. Ces chiens sont encore élevés en cachette dans des caves ou dans des cabanes dans le fond de la cour par un certain nombre d'amateurs. Les moins performants de ces chiens sont vendus sur le marché ou pour la reproduction à des éleveurs légaux ou clandestins qui reproduiront leurs caractéristiques à des centaines d'exemplaires. Dans ces élevages, les géniteurs sont sélectionnés uniquement selon des critères physiques, sans aucune considération pour le comportement.

Les deuxièmes plus dangereux sont ceux qui ne sont pas dressés du tout et dont les maîtres sont malintentionnés ou ignorants du comportement canin. Les autres, même s'ils ne sont pas plus enclins à mordre que n'importe quel autre chien livré à lui-même, mal entretenu, mal entraîné ou maltraité, sont néanmoins dangereux en raison de leurs attributs physiques et génétiques (33).

Le pitbull est-il le seul chien dangereux ?

Dans l’état actuel des choses, il est impossible de le dire avec certitude, du moins au Québec où selon les conclusions du Comité de travail sur l’encadrement des chiens dangereux (CTECD), les statistiques sur les morsures de chiens sont un véritable trou noir. L’enregistrement d’un chien, par exemple, n’est pas obligatoire dans chacune des municipalités du Québec, et l’application de cette obligation lorsqu’elle existe est souvent inégale et incomplète puisqu’il n’est pas obligatoire, par exemple, de signaler la race de l’animal enregistré. Or, sans savoir le nombre de morsures exactes pour chaque race, sans savoir la population de chaque race, il est impossible de calculer avec précision les races qui sont les plus dangereuses. En outre, ce qui n’arrange pas les choses, les policiers, les médecins et les vétérinaires ne sont pas obligés de déclarer les morsures, sauf si la rage est soupçonnée. Pourquoi un tel laxisme alors qu'il est si facile d'obliger les vétérinaires et les autres intervenants à déclarer les chiens agressifs, et les propriétaires, à enregistrer leurs animaux ? Est-ce une manière indirecte de ne pas nuire aux affaires ? Le droit des vétérinaires au secret professionnel dans les cas d'agressivité est par ailleurs, selon le CTECD, un frein substantiel à toute mesure de prévention efficace (34).



Heureusement, la situation est différente à Toronto où les données sont suffisamment étoffées pour se faire une bonne idée du problème (voir le tableau ci-dessous). De fait, les pitbulls croisés ou pures races sont les plus dangereux, et nous avons dit pourquoi ci-dessus, mais d'autres races sont aussi à redouter. Les races de souche du pitbull comme le bull-terrier, le rottweiler, le mastiff de même que les chiens de garde et les chiens entraînés pour l'attaque et la défense du territoire comme le berger allemand ne sont pas des enfants de chœur non plus. D'autres comme le husky, le samoyède et les autres chiens de traîneau sont souvent impliqués dans les morsures (35).

Cela dit, même des chiens réputés pour leur docilité comme le labrador ou le golden retriever peuvent à l'occasion être agressifs. Mme Dinoire, la première greffée totale du visage a été mordue par son labrador. Même un petit chien comme un chihuahua, une race de mordeur notoire peut en théorie entraîner le décès si la victime est de petite taille et si la morsure est localisée à un endroit vital comme la carotide ou la jugulaire. On n'est donc jamais assez prudent autour de n'importe quel chien surtout en présence de jeunes enfants.

Quelques problèmes de fond

Les intérêts financiers et commerciaux

Certains attribuent le phénomène actuel des animaux de compagnie à une compassion inédite de la société occidentale non seulement envers les animaux, mais envers les humains. D'autres comme l'auteur de cet article voient dans cette folie animalière des croyances erronées remontant en grande partie au 19e siècle. Le pédopsychiatre américain, Boris Levinson, l'instigateur de la zoothérapie a consacré ces croyances en « science » dans les années soixante. L'industrie des animaux de compagnie flairant la bonne affaire s'est ensuite saisie de cette pseudoscience pour stimuler la consommation et vendre des produits et services. Le succès de cette campagne de promotion mensongère est phénoménal. Un foyer sur deux possède désormais un ou plusieurs animaux et les sociétés occidentales sont littéralement devenues folles des animaux (36).

Pour vous donner une idée de l'importance économique de cette industrie, en Amérique, ce secteur est le huitième en importance du commerce de détail ; il est plus gros que celui des jouets, de la quincaillerie et de la bijouterie. Selon l'Association américaine des produits pour animaux de compagnie (American Association of Pet Products), son chiffre d'affaires annuel est passé de 17 milliards de dollars américains en 1994 à 63 milliards en 2016 (37).



Les vétérinaires, pharmaceutiques, psychologues, psychiatres, sociologues, chercheurs, ONG de protection animale comme la Société protectrice des animaux et People for the Ethical Treatment of Animals, avocats et juristes du droit animal, médias animaliers, industries sidérurgiques qui fabriquent les boîtes de conserve pour les pâtés de chiens et de chats, industries des céréales et de l'agroalimentaire et des pêcheries qui trouvent des débouchés pour leurs sous-produits, équarrisseurs qui fournissent les cadavres aux fabricants d'aliments, industries des accessoires pour animaux, dresseurs, éleveurs, négociants, contrebandiers, braconniers, toiletteurs, promeneurs de chiens, hôteliers et restaurateurs cinq étoiles pour animaux, tireuses de cartes, maisons funéraires, homéopathes, distributeurs, livreurs, grandes surfaces, super-animaleries et dog shop où selon le mot de Jean-Luc Vadakarn, « il s'agit de vendre et rien d'autre, comme si on vendait des meubles » se sont mis à la remorque des vétérinaires et des fabricants d'aliments pour animaux, les grands gagnants de cette manne économique (38)(39).

On comprend mieux pourquoi cette industrie a peur de voir les lois visant les races particulières s'étendre aux autres races de chiens mordeurs de même qu'à leurs croisements. Ce serait un coup terrible pour cette industrie. Dans ce business, le profit dépend directement de la grosseur de l'animal. Même s'ils sont moins nombreux que les chats, les chiens sont en effet les plus rentables de tous les animaux de compagnie (voir tableau ci-dessus) (40).



Le biais des vétérinaires

« Les études les plus récentes, écrit la journaliste du journal La Presse, Marie-Claude Malbœuf, citée ci-dessus, constatent les unes après les autres que les pitbulls sont surreprésentés parmi les chiens responsables de blessures. » Or, précise Mme Malboeuf, « le rapport de l’Ordre cite quatre des études en question, mais omet parfois les passages les plus significatifs des études qu'il cite. [...] Celle de 2011 – qui couvre 15 ans de cas graves traités dans un hôpital texan – en devient quasi contradictoire. Ses auteurs, chirurgiens, précisent que les pitbulls se sont révélés plus meurtriers que les autres chiens ; causaient plus de comas lourds ou pro-fonds. Et les envoyaient pour plus longtemps aux soins intensifs. “Réglementer les pitbulls pourrait réduire substantiellement les taux de décès dus aux morsures de chiens”, concluent ces chercheurs. »


Dr Suzie Prince, Présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec    
« Mais au lieu de rapporter ce qui précède dans leur rapport au gouvernement, les vétérinaires écrivent ceci, souligne Mme Malboeuf : la proportion des victimes ayant nécessité une opération chirurgicale soit le tiers, était identique, peu importe le chien : pitbull ou autre race. Dans ce rapport, précise Mme Malbœuf, les vétérinaires critiquent « les graves lacunes statistiques » des données compilées par les victimes, « mais approuvent sans réserve » de fausses études réalisées par les scientifiques mercenaires du National Canine Research Council pour le compte d'un groupe de propitbulls richissime, l'Animal Farm Foundation. « À en croire le rapport de l'ordre, conclut Mme Malboeuf, cibler les races ne ferait rien d'autre que calmer la population et irait à l'encontre des études scientifiques et démographiques réalisées au cours des dernières années. (41) »

Les pétitions de principe

Si l'absence de dressage y fait pour beaucoup, voire un dressage inadéquat ou insuffisant, surtout lorsqu'il n'est pas accompagné d'inhibition à la morsure, l'insuffisance de soins ou de surveillance ont aussi un impact important sur le comportement. Les animaux mal socialisés, mal nourris, livrés à eux-mêmes pour une grande partie de la journée, manquant d'exercice, souffrant d'ennui et de diverses pathologies psychiques et physiologiques engendrés par la domestication comme les maladies entraînées par la dépendance affective et les maladies osseuses, respectivement, sont de véritables bombes à retardement.

La loi B-3.1 (art. 8) oblige les propriétaires d'un chien de « fournir à ce dernier la stimulation, la socialisation ou l’enrichissement environnemental qui conviennent à ses impératifs biologiques », mais qui est responsable d'appliquer cette loi ? Avons-nous suffisamment de personnel et de moyens techniques pour la faire respecter dans chaque maison, rue et parc ? C'est peu probable.

Au bout du compte, ces recommandations pleines de bons sentiments et de bonnes intentions sont le prix que le vice paie à la vertu pour se donner bonne conscience. Ainsi, en attendant qu'un vent nouveau souffle sur le monde et que les morsures de chiens disparaissent par enchantement, à une date ultérieure non spécifiée, mais très loin dans le futur... les affaires sont les affaires (42).

La propagande

« Racisme » est un terme de propagande conçu et utilisé dans les années trente par la gauche internationaliste (marxiste) dans le but de stigmatiser toute affirmation raciale de la part des Blancs et toute critique de l'immigrationnisme et du multiculturalisme (43). Or, ce terme empoisonné est couramment instrumentalisé par les porte-parole de l'industrie des animaux de compagnie comme la chroniqueuse vétérinaire de Salut Bonjour, Claudia Gilbert, pour stigmatiser toute critique des pitbulls et faire fléchir les autorités dans le sens voulu. Et ça marche. Plusieurs maires se sentant coupables sont en effet revenus sur l'interdiction des pitbulls suite à des accusations de ce genre (44).
D'autres termes stigmatisants visant à réprimer toute critique sont couramment déblatérés par les propitbulls et les défenseurs des animaux et de l’industrie : « le pitbull est le juif du monde canin », « gazé », « chambre à gaz », « déporté », « génocide », « les pitbulls sont les Noirs de la société et les anti-pitbulls des KKK », « minorité visible », « discrimination d'une race », « le profilage racial des chiens sanctionne le profilage racial des êtres humains ».

Avec des expressions et des termes de ce genre, ces agents de désinformation et d'intimidation bien versés dans la rhétorique du multiculturalisme, des droits civiques et des droitsde l’homme font un amalgame entre la persécution des humains et la « persécution » des pitbulls. Comble de l'outrecuidance, au grand dam des associations juives qui ont fait interdire cette manifestation, les propitbulls voulaient même défiler dans la rue avec des pitbulls arborant une étoile jaune (45)(46)(47)(48)(49) !

« Je suis pour tout règlement qui demande de stériliser, vacciner, garder en laisse et enregistrer un chien, déclare Anne-Marie Goldwater. Même les muselières, je suis assez ouverte, mais “jamais je ne vais appuyer un projet qui cible une minorité visible de chiens. [...] Avec tout mon ADN d’avocate, je suis contre cette idée de discriminer une race. On est en 2016, on ne juge pas les humains par leur apparence, alors comment pourrait-on accepter de le faire avec les chiens ? (50) »

Mais Mme Goldwater, ces chiens que vous défendez avec tout votre ADN comme si c’était des êtres humains en bonne et due forme ne sont pas des êtres humains, mais des animaux domestiques créés par l'homme précisément pour le servir. Il est tout à fait justifié par conséquent, compte tenu de leur mauvaise réputation et du danger qu’ils représentent pour les humains, notamment les enfants et les personnes âgées, de prendre certaines mesures de prévention, voire de précaution pour se protéger. On ne cible pas une « minorité visible », car encore une fois, les chiens ne sont pas des êtres humains, mais des animaux domestiques. Pourquoi faites-vous un amalgame entre ces animaux et les humains ?
De toute évidence si vous êtes pour la stérilisation, la vaccination, la contention et l’identification obligatoire des animaux, vous êtes en flagrant délit de contradiction, car vous admettez de facto que les animaux ne sont pas des êtres humains. Ne savez-vous pas qu’on ne stérilise pas de force des êtres humains, on ne leur enlève pas la liberté, on ne leur passe pas une muselière et on ne les identifie pas non plus avec une micro puce sous la peau? Vous employez des termes et des arguments propres aux humains pour culpabiliser le public et le convaincre que vous avez raison. Cela s’appelle du chantage émotionnel et de l'intimidation.

Me JULIUS GREY
La Coalition pour la promotion de la sécurité des personnes et des chiens, fondée par les avocats Geneviève et Julius Grey de même que Sabrina Sabbah, ne fait pas non plus dans la dentelle. « Je ne comprends pas, se lamente M. Grey, pourquoi, contrairement à tous les rapports des vétérinaires, on insiste pour dire que les règlements qui choisissent d'éliminer certaines races sont efficaces. (51) » Eh bien tout simplement parce que les rapports des vétérinaires, M. Julius, sont à prendre avec un grain de sel. Vous seriez plus crédible si vous citiez des études comme celles qui sont citées au début de cet article.

« La coalition, insiste M. Julius Grey, s'appuie sur des études qui démontrent que le bannissement de ces chiens n'a pas amélioré la sécurité des personnes en Ontario. (52) » Or, c'est faux. L'Ontario est au contraire un exemple à suivre (voire le tableau ci-dessus sur le bannissement des races en Ontario) (53).

M. Julius Grey termine sa diatribe par des menaces de poursuites judiciaires et l'avertissement suivant : « Montréal sera pointée du doigt dans le monde entier pour son intolérance et son manque d'humanisme. (54) ». 

Ces tactiques d'intimidation cousues de mensonges et d'amalgames aux relents d'antisémitisme, de xénophobie, de racisme, de fascisme, de nazisme et d'holocauste sont des outils de propagande hostiles à ceux qui voudraient faire valoir leurs droits pour des raisons parfaitement légitimes. Sans ces « boules puantes », les opposants aux lois visant des races particulières seraient forcés de défendre leur point de vue avec des arguments objectifs, et ils échoueraient à coup sûr, car ils n'ont pas d'arguments raisonnables.

Discussion

Depuis le début de la domestication, nos ancêtres dans leur grande sagesse se sont évertués à ériger une barrière entre les bêtes et les humains pour éviter de tomber dans l'humanisation des animaux et la sensiblerie fort dommageable qui l'accompagne, autant pour les animaux que les humains. Les animaux n'étant pas des objets inertes et corvéables à souhait sans aucun risque de contracter des maladies ou de se faire blesser, il a fallu pour des raisons de gros bon sens prendre des précautions pour éviter le pire.
PETER SINGER
Or, à l'instar de Peter Singer, le Karl Marx de la libération animale – un mouvement sectaire et quasiment religieux s'inscrivant dans les autres mouvements progressifs libertariens de gauche comme le féminisme, la zoophilie, la théorie du genre, le mariage gai, le multiculturalisme, la destruction des frontières, le métissage forcé, l'immigra-tionnisme et le mondialisme (55) (56)–, on tente depuis les cinquante dernières années de détruire cette barrière en faisant des animaux des humains comme les autres, avec les mêmes droits et les mêmes privilèges.

Nous observons actuellement un glissement de sens et un remplacement des expressions et des mots propres aux animaux par leur équivalent humain. Ainsi, au lieu de dire, par exemple, « mise bas » on emploie le mot « accouchement », et au lieu du mot « animal », le mot « enfant », au lieu du mot « acheter », le mot « adopter » et au lieu du mot « fourrière », le mot « refuge ». Le nom de la race est parfois capitalisé et les noms donnés aux animaux sont de plus en plus des noms humains. Récemment, pour des raisons progressistes, Justin Trudeau, un « no-borders » comme son père, a même légalisé les relations sexuelles avec les animaux... mais sans pénétration (57)(58). Qui va policer cette loi et comment... est un véritable mystère !

JUSTIN TRUDEAU
L'intention est sûrement sincère chez un certain nombre de personnes véritablement concernées, avec raison, par la souffrance animale, mais il est légitime de se demander si cette volonté de mieux traiter les animaux n'est pas détournée de son sens véritable à des fins mercantiles et idéologiques pour empêcher tout frein à la consommation et pour imposer des idées contraires aux lois naturelles et au gros bon sens.

L'industrie et ses divers représentants de la protection animale, qui sont une sorte de cinquième colonne stipendiée par les donateurs privés et les richissimes multinationales qui contrôlent le marché, tentent actuellement, par exemple, de faire passer une loi qui empêcherait les propriétaires d'immeubles québécois non seulement d'interdire les animaux, mais d'expulser les propriétaires des animaux délinquants.

Or, est-ce par bonté de cœur ? Il est permis d'en douter, car aucune mesure pour aider les animaux ne s'adresse aux problèmes de fond là où ça compte. Pour des raisons compréhensibles, d'un point de vue marchand, nombre de mesures prises ne concernent que les enjeux nuisant à la consommation et pouvant servir de facto à gonfler le chiffre d'affaires des différents intérêts œuvrant dans ce secteur commercial comme le dressage et les tests de comportement (59)(60)(61)(62)(63).

Autrement dit, tout comme certaines puissances se cachent derrière les droits de l'homme et la démocratie pour envahir et détruire les pays qui ne leur obéissent pas ou pour imposer de force à leurs citoyens des mesures impopulaires comme l’immigrationnisme, le multiculturalisme et le mondialisme, l'industrie des animaux de compagnie se cache derrière le droit des animaux et un discours humaniste et progressiste pour faire taire toute critique et imposer des pratiques qui ne sont pas dans l'intérêt non seulement du public, mais des animaux et de l'environnement.

Ainsi, selon cette version des choses, les défenseurs des pitbulls sont incapables d'admettre que les gènes jouent un rôle dans le comportement et que les races existent, car cet aveu les obligerait à admettre non seulement que les races humaines existent, mais que la théorie du bon sauvage de J. J. Rousseau est fausse (64)(65)(66). Ce qui est totalement contraire à l'idéologie égalitariste inspirée de la cabale marxiste qui dirige leur vie et qu'ils défendent bec et ongles. 

Est-ce surprenant par conséquent si les morsures et les autres effets indésirables de cette humanisation des animaux augmentent ? Un animal ne réagit pas comme un être humain. Si vous lui tirez les oreilles pour vous amuser ; si vous essayez d’avoir un contact sexuel, comme le professe dans ses écrits et ses conférences, le pédopsychiatre, Boris Levinson (67)(68)(69)(70), un homme obsédé dans ses écrits par la sexualité des jeunes garçons ; si vous l'embrassez sur la bouche et le serrez dans vos bras à tout bout de champ ; si vous refusez d'assumer votre rôle de dominant par souci d'égalitarisme ; ou si vous faites manger votre chien à table avec le reste de la famille et le laisser coucher sur les divans et les lits, lui conférant ainsi un statut de dominant, attendez-vous à des représailles. Mis à part les chiens comme le pitbull qui peuvent attaquer et mordre sans avertissement et sans aucune raison, les mordeurs sont pour la plupart parfaitement normaux, mais réagissent par instinct, dans la logique cognitive propre à leur espèce, à des conditions anormales sur lesquelles ils n'ont aucun contrôle.

Conclusion

L'élimination des pitbulls fonctionne. Ne croyaient pas ceux qui disent le contraire. Il est par ailleurs faux de prétendre que ces chiens, dès leur interdiction, sont remplacés par d’autres, aussi agressifs. Aucun chien ne peut déchiqueter en morceaux un mastiff de 100 kg dans le temps de le dire et sans avertissement. Partout où ces lois existent, aucune autre race de chien n’a remplacé de près ou de loin les pitbulls. Ces bêtes féroces sont uniques dans leur genre et c’est pourquoi il est important de les éliminer du marché. La très grande sévérité et l’étendue des blessures infligées de même que l’imprévisibilité des attaques sont des critères suffisants pour les bannir. En d’autres mots, la fréquence des attaques dans leur cas est secondaire même si elle est plus importante que chez les autres races.

Dix bonnes raisons de bannir les pitbulls :

Le bannissement est efficace.
L’extrême gravité des blessures.
L’étendue des blessures (multiplicité).
Les coûts médicaux entraînés par les blessures.
La plupart des victimes ont moins de douze ans.
L’imprévisibilité des attaques.
La fréquence anormalement élevée des attaques de pitbull.
L’origine génétique de l’agressivité.
Ces chiens ne sont pas remplacés par une autre race.
La très grande popularité des lois anti-pitbulls auprès du public.

En ce qui concerne les chiens en général, il est primordial, pour y voir plus clair, de recueillir des données valides sur la population des races, le nombre de mordeurs et leur race de même que la sévérité et la fréquence des morsures. Pour se faire, on doit lever le secret professionnel des vétérinaires pour les obliger à rapporter les chiens agressifs qu’ils voient dans le cadre de leur travail.

Il faudrait également obliger les propriétaires à enregistrer leurs animaux sans exception tout en précisant la race au moment d’acheter l’animal, de signer un bail ou un acte d’achat ou lors de la déclaration de revenus. 

Tous les vétérinaires, les médecins, les policiers et les autres intervenants devraient être obligés de rapporter les morsures à un bureau central en s‘assurant de bien identifier la race du mordeur à l’aide d’une photo prise avec son téléphone portable.

Tout en sachant, quelles que soient les mesures préconisées, qu’il est impossible d’éradiquer tous les chiens mordeurs sans s’adresser aux problèmes de fond que nous avons énumérés ci-dessus. La société doit choisir entre mentir pour mousser le commerce et favoriser des idéologies absurdes et la nécessité de dire la vérité pour protéger le public, les animaux et l’environnement.

La domestication d’un animal aussi dangereux que le loup n’est pas sans risque. C’est pourquoi il est important de respecter les barrières entre l’homme et les animaux que l’on cherche à détruire depuis peu pour des raisons idéologiques et commerciales.

La nature de l’homme, sa cupidité, son avidité, son besoin inhérent de violence, son besoin de fuir dans un chien la dure réalité de la condition humaine, le porte à commettre les pires atrocités et les pires billevesées. Pourrons-nous changer la nature humaine comme le pensent les progressistes de gauche ? Nous ne le pensons pas. Ces attributs sont inscrits dans notre disque dur. Nous nous contenterons pour le moment de faire ce que nous avons toujours fait pour rendre la vie en société la plus agréable possible à l’intérieur des contingences de la domestication et des gènes auxquelles nous sommes soumis.

Les protecteurs et les défenseurs des animaux comme Peter Singer qui cautionnent d'une main l'exploitation tous azimuts des animaux de compagnie tout en pourfendent de l'autre, comme si de rien n'était, les mangeurs de viande, par exemple, prétendent libérer les animaux de leurs chaînes comme Jean Jacques Rousseau, et Karl Marx après lui, voulait libérer l’homme de ses chaînes. Mais par un tour de passe dont nous seuls les humains avons le secret, ils oublient que le chien ou le chat sous leur joug, qu'ils prétendent aimer aussi bien sinon mieux que leurs propres enfants, n'est pas plus libre que les autres catégories d'animaux domestiques qu’ils prétendent vouloir libérer.

En fin de compte, avant de faire la leçon aux autres, de s'indigner pour un oui pour un non, de traiter ceux qui s’oppose à leurs croyances de racistes et de sans cœur, de se proclamer moralement supérieurs au commun des mortels, que les défenseurs de pitbulls et des animaux en général commencent donc eux-mêmes par se libérer du besoin d'exploiter un animal pour son seul confort et son seul plaisir.

Quand on y pense bien, l’exploitation des animaux de compagnie qui se cache pour opérer derrière le voile des bons sentiments et des bonnes intentions est bien plus cruelle par son hypocrisie et sa sophistication que toutes les autres formes d’exploitation animale, y compris la vivisection, la chasse aux phoques et le gavage des oies.

Le Dr Charles Danten a une formation universitaire en agronomie (Bsc), en médecine vétérinaire (DMV) et en traduction biomédicale (MA). Il a pratiqué la médecine vétérinaire pendant 18 ans, dont 10 à son propre compte.

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